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Marché du médicament en France

- 0,7 %

Mois - juillet 2020
Pour le marché des médicaments en PFHT

+1,7 %

CMA - juillet 2020
Pour le marché des médicaments en PFHT

+2,3 %

CMA - juillet 2020
Pour le marché des médicaments prescrits et remboursables en PFHT

-0,0 %

CMA - juillet 2020
Pour le marché à l'hôpital en volume (UCD)

 

CMA = Cumul Mobile Annuel
UCD = Unité Commune de Dispensation

TOP 5 EUROPE

CLASSEMENT DES CINQ PREMIERS PAYS EUROPÉENS
(Marché ville, CA prix fabricant HT en milliards de dollars US, CMA juillet 2020)

 indicateur top5 europe

Source: MIDAS

 

 

Marché des médicaments par type de prescripteur
(prix fabricant HT)

marche prescripteurs

Fiche produit LMPSO, cliquez ici

Marché des médicaments sur prescription/hors prescription
(prix fabricant HT)

marche prescriptions

 

Marché à l'hopital (Liste en sus vs. Hors liste en sus)
(prix public)

marche prescriptions

 

Montants portés au remboursement et remboursés
(prix public TTC)

Prescriptions de médicaments remboursables / répertoire des génériques
(prix fabricant HT)

Médicaments biologiques ville / l'hôpital
(prix fabricant HT)

Médicaments biologique en ville
(prix fabricant HT)

Les 10 premières familles de médicaments
(prix fabricant HT)

Les 10 dernières familles de médicaments
(prix fabricant HT)

Marché OTC STRICT (non remboursable et non listé)

 

Les 10 premières classes OTC2
(non remboursable)

Les 10 dernières classes OTC2
(non remboursable)

Photo de Claude Le Pen

L'analyse mensuelle du marché du médicament par Stéphane SCLISON.

Claude Le Pen, Professeur d’économie à l’Université Paris Dauphine

Le mois dernier nous titrions sur la lente convalescence du marché ; au mois de juillet on observe une rechute sévère du « patientmarché ». On comprend bien pourquoi on parle de temps troubles et si le secteur du médicament est moins touché que d’autres secteurs économiques, les impacts de la crise.sanitaire sont néanmoins d’une ampleur tout à fait inédite. Les acteurs du marché doivent donc faire face à des incertitudes de marché, à une difficulté d’accès à leurs interlocuteurs dès que les cas de COVID 19 reprennent et par là-même à une pression à se
transformer pour sortir de cette crise. La reprise du secteur libéral n’aura pas tenu. Il repasse à -3,5 %. Malgré une très bonne dynamique de l’hôpital sur le marché de ville (un bon +4,7 % qui reste cependant inférieur de moitié à la tendance aucumul mobile), le secteur libéral entraîne le total du marché en récession à -0,5 %. Ce sont d’ailleurs les produits les moins onéreux qui prennent le plus gros coup car l’évolution du marché total en unités est de -5,6 %.Ce mouvement baissier illustre la fragilité du marché dans une situation de pandémie inédite. Le segment hors prescription est aussi en baisse très nette en chiffre d’affaires sur le mois (-6,3 %) mais relativement, juin ayant montré un « plongeon » à -14,5 %, on pourrait y voir un signe presque positif.

  

L’hôpital, dans le versant intra-hospitalier cette fois, subit des effets de yoyo avec pour ce mois de juillet une hausse de plus de 15 %. On peut y voir un rattrapage du mois de juin qui fut exécrable, sans doute touché par les déprogrammations d’hospitalisation. Des prescriptions exécutées en ville qui tiennent bon, une activité intra fragile. Là encore, on mesure l’imprévisibilité des retournements de marché qui crée un environnement plein de risques et d’incertitudes pour les acteurs du marché. On peut remarquer que de nombreuses classes sont en évolution forte à très forte mais que les anesthésiques, un des marqueurs de la crise sanitaire, sont eux en retrait, comme le signe d’un rééquilibrage de l’activité hospitalière. Mais là encore toute conclusion est à relativiser car l’évolution unitaire est celle d’une situation stable quelque soit la classe considérée dans le top 10 des classes thérapeutiques hospitalières.   

Si la crise sanitaire a vu s’accélérer des tendances déjà en cours (téléconsultation par exemple), elle aura en revanche freiner certaines transformations. Les biosimilaires en sont un bon exemple : le différentiel d’évolution entre le mois et le cumul mobile est frappant : en unités le mois est à +13 % contre une tendance annuelle à +42 %. Voilà qui va considérablement ralentir la progression de l’usage de ces produits.

Pour cette édition, il nous semblait utile de donner un coup de projecteur sur le marché des médicaments non-remboursables et non-listés. Ce segment a connu un impact extrêmementfort de la crise et il est intéressant de voir comment il se comporte après un bon moment hors confinement. La tendance est malheureusement toujours bien négative (-8,2 % sur le mois) mais le différentiel avec la tendance de fond n’est pas si grand, l’involution est de 7,5 points en cumul mobile annuel et 8,4 en cumul fixe à fin juillet.