Une étude confirme l'immense potentiel des nouveaux traitements de l'obésité

Une vaste étude parue dans la revue Nature Medicine confirme l’effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires des agonistes du GLP-1, ces traitements innovants prescrits contre l'obésité. "De nombreuses études avaient déjà montré de manière incontestable une réduction du risque d’atteintes cardiovasculaires et rénales avec ces médicaments", rappelle au Figaro le Pr Bruno Vergès, chef du service d’endocrinologie au CHU de Dijon. "Ces nouveaux travaux enfoncent le clou, en montrant notamment une réduction du risque d’infarctus du myocarde, mais aussi une baisse très nette du risque d’accident vasculaire cérébral." Ils montrent aussi que les patients sous GLP-1 semblent davantage protégés contre toute une série de troubles: addiction à l’alcool, au cannabis et aux opioïdes, risque suicidaire, troubles psychotiques, schizophrénie, boulimie, infections bactériennes (pneumonie, notamment) et même la maladie d’Alzheimer. "À ce stade, ce ne sont encore que des hypothèses qui restent à confirmer, même si elles corroborent des résultats obtenus chez l’animal", souligne André Scheen, endocrinologue et diabétologue, professeur honoraire à l’université de Liège. "Mais ce n’est pas demain que l’on va prescrire des agonistes du GLP-1 contre la maladie d’Alzheimer ou l’alcoolodépendance."

(Le Figaro – 23 janvier 2025)