Premier bilan positif pour la chimiothérapie à domicile, un an après son renforcement
Depuis la publication en février 2025 d’un décret destiné à encourager les "traitements médicamenteux systémiques du cancer" en hospitalisation à domicile (HAD), la chimiothérapie à domicile progresse en France, constate Le Figaro. Le texte, intégré au projet de loi de financement de la Sécurité sociale voté fin 2024, instaure notamment un forfait d’adressage d’"une centaine d’€" pour les établissements orientant leurs patients vers la HAD, afin de compenser la perte d’activité en hôpital de jour. "Cela libère aussi un lit ainsi que du temps de personnel soignant, ce qui permet in fine de réduire les délais d’attente - souvent plusieurs semaines - pour démarrer les traitements des nouveaux patients", salue Elisabeth Hubert, présidente de la Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile (Fnehad). La HAD présente aussi l’avantage de réduire les coûts liés au transport sanitaire des patients. Le dispositif maintient en outre une coordination étroite avec l’hôpital prescripteur. La première cure est toujours réalisée dans l’établissement hospitalier prescripteur. Cela permet d’observer comment le patient réagit et de s’assurer qu’il peut recevoir les suivantes à domicile. Chaque mois, le patient effectue aussi sa première journée de traitement à l’hôpital, après une consultation avec l’oncologue référent. A Lyon, au Centre Léon Bérard (CLB), 308 patients en ont bénéficié "et nous poursuivons pour les patients qui le souhaitent et qui sont éligibles", illustre le Dr Bruno Russias, responsable de la HAD au CLB. "Il n’y a pas de limite d’âge, et a priori, toutes les immunothérapies peuvent être faites à domicile. Mais c’est l’oncologue qui apporte sa validation. Ensuite, le pharmacien confirme si la stabilité de la molécule est compatible avec l’administration à domicile, et enfin, l’établissement de HAD valide à son tour."
(Le Figaro – 23 février 2026)