Malgré une prise de conscience, l'errance médicale reste longue face à l'endométriose
Touchant une femme sur dix en France, l'endométriose reste une maladie longue à diagnostiquer: le délai moyen entre les premiers symptômes et le diagnostic est de dix ans, en raison de la grande variété des signes cliniques et d'une formation médicale encore insuffisante, note Le Figaro. La maladie se caractérise par la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l'utérus, provoquant des lésions inflammatoires dont les manifestations vont des douleurs pelviennes aux troubles digestifs, en passant par le vaginisme ou la sciatique. "Il existe une endométriose par femme", résume Mélanie, secrétaire de l'association EndoFrance. Depuis 2022, une stratégie nationale dotée d'un budget spécifique a été lancée, et des filières de soins régionales ont été déployées pour mieux orienter les patientes. Un test salivaire expérimental, l'Endotest, est désormais accessible dans certains centres de pointe pour les cas où l'imagerie ne révèle rien. Le traitement le plus courant reste la pilule en continu. Selon l'Inserm, 30% à 40% des femmes atteintes présentent des difficultés à concevoir.
(Le Figaro – 7 avril 2026)