Les autorités redoutent un bond des cas de chikungunya cet été
Après une flambée majeure du chikungunya sur l’île de La Réunion, les autorités sanitaires françaises craignent que le virus s’enracine localement dans l’Hexagone, entraînant ainsi des infections secondaires. Depuis le 1er janvier, près de 1.000 cas dits "importés" de chikungunya ont déjà été identifiés en France hexagonale. Pour l’instant, d’après le dernier bilan paru mercredi, aucune transmission sur le sol de métropole n’a encore été recensée. Mais "il serait surprenant de ne pas observer d’augmentation cette année", avance Yannick Simonin, professeur des universités en virologie. La région Auvergne-Rhône-Alpes est particulièrement surveillée, avec déjà 68 patients atteints de chikungunya ou de dengue en mai. Les autorités viennent ainsi une campagne de grande ampleur de traitement et de sensibilisation contre le moustique-tigre, principal vecteur de ces arboviroses. "Nous n’avions encore jamais effectué de sortie en mai. C’est la première fois que nous démarrons aussi tôt", commente dans Le Monde Romain Vernet, en charge de répandre un insecticide antimoustique, autour du domicile d’une femme qui vient de contracter le chikungunya en rentrant de voyage. Ce cas a été signalé par un médecin généraliste, alors que la femme se plaignait d’une forte fièvre et de courbatures prononcées.
(Le Monde, Le Parisien – 23 mai 2025)