L'Allemagne dévoile son plan pour lutter contre la flambée des arrêts maladie
Alerté par les entreprises sur la montée de l'absentéisme, le chancelier Friedrich Merz a annoncé début juillet un resserrement des règles de remboursement des arrêts maladie. "Nous n'acceptons pas les taux d'absentéisme élevés, qui ont fortement augmenté depuis le coronavirus", a déclaré le chancelier. La réforme du système de santé, qui doit être votée ce vendredi par le Bundestag, introduit ainsi le principe d'un arrêt maladie partiel permettant aux assurés en incapacité de travailler d'exercer leur activité à hauteur de 25, 50 ou 75% de leur temps hebdomadaire habituel. La mesure ne devrait toutefois rapporter que 73 millions d'€ en 2027. Pour endiguer plus largement le phénomène, la coalition CDU-CSU/SPD veut aussi supprimer les arrêts de travail délivrés par téléconsultation et instaurer une obligation de certificat d'incapacité dès le premier jour de maladie, contre le troisième actuellement. Selon l'OCDE, les absences pour maladie représentaient en 2025 en moyenne 3,5 semaines par salarié en Allemagne, contre 4,1 en France. Mais le système allemand est plus généreux, en garantissant le maintien du salaire dès le premier jour de maladie, contre trois jours de carence en France. Les indemnités journalières après six semaines représentent 70% du salaire brut, contre une couverture de base de 50% en France.
(Les Echos – 10 juillet 2026)