Dengue, Zika, chikungunya: la surveillance franchit un cap en métropole
La Direction générale de la santé (DGS) a relevé d'un cran le dispositif de surveillance des arboviroses en France métropolitaine. Désormais, les médecins sont invités à prescrire un test de dépistage dengue, Zika ou chikungunya devant tout syndrome fébrile et douloureux inexpliqué, même en l'absence de voyage en zone d'endémie. L'an dernier, ce dépistage n'était recommandé qu'en cas de retour récent d'une zone à risque ou de contact avec un cas confirmé. Ce changement de doctrine s'explique par la présence du moustique-tigre dans 83 départements métropolitains. Les autorités sanitaires craignent que des virus importés infectent les moustiques locaux et génèrent des cas autochtones, dont la survenue "est très souvent liée à une absence de diagnostic ou une déclaration tardive", selon la DGS. Environ 500 cas confirmés de dengue et 50 cas de chikungunya importés ont été recensés depuis le début de l'année en France hexagonale. En parallèle, les actions locales de prévention se multiplient. Toulouse a effectué mardi des lâchers de moustiques mâles stériles, en partenariat avec la société montpelliéraine Terratis. Le dispositif prévoit deux lâchers hebdomadaires pendant quarante semaines, soit environ 200.000 spécimens relâchés sur 30 hectares. Déjà testée à Montpellier et Brive-la-Gaillarde, la méthode aurait permis de réduire de plus de 50% les populations locales, avec une projection de 80 à 90% à la deuxième année, note 20minutes.
(Le Figaro, 20minutes – 27 mai 2026)