Cancer pédiatrique: des progrès notables face à des défis encore majeurs

A l’occasion dimanche de la Journée mondiale du cancer de l’enfant, plusieurs journaux sont revenus sur les avancées et les difficultés de la recherche autour de ces maladies, qui touchent chaque année 2.300 enfants et adolescents en France. Bonne nouvelle d'abord, le taux de survie des enfants entre 0 et 15 ans atteints n'a cessé de progresser ces dernières années, pour atteindre 92% un an après le diagnostic. Pour autant, les cancers sont la première cause de décès par maladie chez les plus de 1 an. A l'Institut Curie, leur prise en charge est organisée autour d'un centre dédié, SIREDO, qui s'appuie sur des technologies de pointe. "Les équipes décryptent les mécanismes d’oncogenèse, de plasticité tumorale, l’environnement immunitaire, les biomarqueurs précoces… qui sont spécifiques des cancers pédiatriques", souligne le Dr Olivier Ayrault, directeur de l’unité Mécanismes d’oncogenèse des tumeurs de l’enfant. Côté traitement, l’immunothérapie suscite des attentes fortes, notamment dans des cancers rares, comme le sarcome d’Ewing, diagnostiqué chaque année chez 80 à 100 enfants et adolescents en France. Ici encore, l’enjeu est celui de la précision. Le Parisien souligne l'enjeu de la gestion des douleurs tout au long de la maladie. Dans le cadre de la journée mondiale, dix établissements hospitaliers, ont ou vont bénéficier d’une journée de formation dédiée, qui met l'accent sur des solutions médicamenteuses. Cette journée est aussi l'occasion de rappeler le travail clé des associations, dont Imagine for Margo, qui célèbre ses 15 ans d'engagement dans la lutte contre le cancer chez l'enfant. Elle a déjà permis de reverser près de 30 millions d'€ à la recherche, permettant de financer 100 projets, d’impliquer 9.200 patients dans des programmes cliniques et de tester 129 thérapies innovantes à travers l’Europe. Dans Le Figaro, enfin, un papa raconte le difficile parcours et la façon dont la maladie envahit tout le quotidien de la famille des jeunes patients. "A ce moment-là, le sentiment qui domine, c’est l’impuissance. Dans mon travail, j’ai l’habitude d’agir, de décider, mais là, je ne pouvais rien contrôler."

(Le Figaro, Le Parisien – 15 février 2026)