Cancer du sein, des traitements plus courts et moins lourds
A l’occasion d’Octobre rose, Slate fait le point sur les avancées dans le cancer du sein, le plus fréquent chez les femmes, avec plus de 61.000 nouveaux cas par an en France et un taux de survie à cinq ans de 88% selon l’Institut national du cancer. "Nous sommes désormais dans une phase de 'désescalade': nous cherchons à faire moins, tout en conservant la même efficacité", observe le professeur Khalil Zaman, du Centre du sein au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), en Suisse. Entre 60% et 70% des patientes n’ont plus besoin de mastectomie, et la radiothérapie est passée de cinq à six semaines à environ trois. Autre axe majeur d'avancée médicale: la cartographie des tumeurs. A partir des échantillons tumoraux, les chercheurs analysent les cellules cancéreuses, leur matériel génétique et les mutations qu'elles présentent, avec l'objectif "de déterminer quelle thérapie fonctionnera le mieux et de proposer des traitements presque sur mesure", détaille Alfred Fitoussi, chirurgien mammaire. Le journal cite notamment les inhibiteurs de CDK4/6, associés à l’hormonothérapie, qui permettent de doubler la survie sans progression chez certaines patientes. Les chercheurs s’intéressent aussi aux analogues du GLP-1 contre l’obésité: "Les premières données semblent plutôt favorables", indique Khalil Zaman, qui attend davantage de données avant d’établir un lien de causalité.
(Slate – 20 octobre 2026)